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Le contre-la-montre en cyclisme : comment ça marche ?

Un coureur, seul sur la route, face au chronomètre : le contre-la-montre est l'épreuve la plus simple du cyclisme, et l'une des plus exigeantes. Ordre de départ, règles, matériel, gestion de l'effort et variante par équipes.

Le contre-la-montre en cyclisme : comment ça marche ?
Photo : Rob Schleiffert from Holland / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0

On l'appelle « l'épreuve de vérité ». Dans un contre-la-montre, pas de peloton pour s'abriter, pas d'équipier pour rouler à sa place, pas de tactique : le plus rapide sur la distance gagne.

1. Le principe

  • Les coureurs partent un par un, à intervalles réguliers d'une à deux minutes.
  • Chacun parcourt la même distance, en général de dix à cinquante kilomètres.
  • Le classement se fait au temps.

Le départ se prend à l'arrêt, sur une rampe de lancement, le vélo tenu par un commissaire.

2. L'ordre de départ

Dans une course par étapes, les coureurs partent dans l'ordre inverse du classement général : le dernier ouvre la route, le maillot jaune s'élance en dernier. Les favoris connaissent ainsi les temps de leurs rivaux aux pointages intermédiaires, et le suspense dure jusqu'au bout. Entre les derniers partants, l'écart est souvent porté à trois minutes.

3. L'abri est interdit

Un coureur rattrapé n'a pas le droit de se placer dans la roue de celui qui le double : il doit laisser un écart et se décaler. Les commissaires infligent des pénalités de temps. La voiture de l'équipe suit le coureur à distance, sans jamais le précéder.

4. Les variantes

  • Le prologue : un contre-la-montre très court, de quelques kilomètres, qui ouvre une course par étapes et désigne le premier leader.
  • Le chrono en côte : une ascension en solitaire, où les grimpeurs reprennent l'avantage.
  • Le contre-la-montre par équipes : toute l'équipe part ensemble et se relaie en file. Le temps est pris sur un coureur précis, souvent le quatrième ou le cinquième à franchir la ligne selon le règlement de l'épreuve : il faut donc arriver groupés.

5. Un matériel à part

À cinquante kilomètres à l'heure, l'essentiel de l'effort sert à fendre l'air. Tout est pensé pour l'aérodynamisme :

  • le vélo de contre-la-montre, au cadre profilé ;
  • les prolongateurs, sur lesquels le coureur pose les avant-bras, le dos à plat ;
  • la roue pleine à l'arrière, dite lenticulaire, et une roue à jante haute à l'avant ;
  • le casque profilé et la combinaison d'une seule pièce, sans un pli.

Le règlement encadre les dimensions du vélo et la position, pour que la machine ne prenne pas le pas sur l'athlète. Voyez notre article sur les vélos du Tour de France.

6. La gestion de l'effort

Partir trop vite se paie dans les derniers kilomètres. Les spécialistes roulent à une puissance presque constante, les yeux sur leur capteur, en appuyant un peu plus dans les montées et face au vent, là où chaque watt rapporte le plus de temps. La position est inconfortable : la tenir une heure sans bouger s'apprend à l'entraînement et en soufflerie.

7. Son poids dans une course par étapes

Un contre-la-montre crée des écarts qui se comptent en minutes entre les favoris. Un grimpeur y perd souvent ce qu'il a gagné en montagne, et un grand tour se gagne rarement sans bien rouler contre la montre. Voyez comprendre le Tour de France.

8. Les titres

La discipline a ses propres championnats du monde et son titre olympique. Le champion du monde porte un maillot arc-en-ciel dans tous les contre-la-montre de l'année suivante. Le record de l'heure, sur piste, en est le cousin : la plus grande distance parcourue en soixante minutes.

Pour comprendre pourquoi l'abri compte autant, lisez l'aspiration et l'effet peloton.

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