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Les vélos du Tour de France : poids, prix, équipement

Combien pèse un vélo du Tour de France ? Combien coûte-t-il ? Pourquoi les coureurs en changent-ils selon les étapes ? Cadre, roues, pneus, braquets : le matériel des professionnels passé en revue.

Les vélos du Tour de France : poids, prix, équipement
Photo : Cjp24 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Un coureur du Tour de France ne dispose pas d'un vélo, mais de plusieurs : un pour la plaine, un pour la montagne, un pour le contre-la-montre, et des vélos de rechange sur le toit de la voiture. Voici ce qui les caractérise.

1. Le poids : pas moins de 6,8 kg

Le règlement de l'Union cycliste internationale (UCI) impose un poids minimum de 6,8 kilogrammes, vélo complet. Les fabricants savent faire plus léger, mais c'est interdit en course. Les vélos de montagne flirtent avec cette limite ; les vélos aérodynamiques pèsent quelques centaines de grammes de plus.

2. Trois vélos pour trois terrains

  • Le vélo aéro : tubes profilés, câbles entièrement cachés, roues à jantes hautes. Il fait gagner du temps sur le plat et dans les sprints.
  • Le vélo de montagne : le plus léger possible, avec des roues à profil bas. Beaucoup de marques proposent désormais un seul modèle polyvalent, à la fois léger et profilé.
  • Le vélo de contre-la-montre : position allongée sur des prolongateurs, roue arrière pleine, casque profilé. Il est conçu pour un seul effort, seul face au vent, et obéit à des règles de dimensions très strictes.

3. Le cadre et les roues

Tous les cadres sont en carbone, moulés pour être rigides au pédalage et confortables sur les vibrations. Les roues sont en carbone elles aussi, avec des jantes de 40 à 60 millimètres de haut pour le plat, plus basses en montagne.

Les freins à disque se sont imposés dans tout le peloton : ils freinent mieux sous la pluie et dans les longues descentes.

4. Les pneus : plus larges qu'avant

Longtemps, les professionnels ont roulé sur des boyaux de 23 millimètres gonflés très dur. Aujourd'hui, la norme est au pneu de 28 à 30 millimètres, le plus souvent en tubeless, à des pressions bien plus basses. Les essais ont montré qu'un pneu plus large et moins gonflé roule aussi vite, avec plus de confort et d'adhérence.

5. La transmission

  • Toutes les équipes roulent en transmission électronique, à 12 ou 13 vitesses.
  • Les braquets sont plus gros que ceux des amateurs : de grands plateaux de 54 ou 55 dents pour rouler très vite sur le plat.
  • En montagne, les coureurs montent des cassettes allant jusqu'à 34 dents, pour tourner les jambes plutôt que forcer.
  • Un capteur de puissance équipe chaque vélo : les coureurs gèrent leur effort en watts.

6. Combien ça coûte ?

Un vélo de coureur professionnel, tel qu'il est équipé en course, vaut entre 12 000 et 15 000 euros. Le règlement impose que le matériel utilisé soit disponible à la vente : on peut donc acheter le même. Les équipes, elles, sont fournies par leurs partenaires.

7. Réglé au millimètre

Chaque coureur a ses cotes : hauteur et recul de selle, longueur de potence, largeur de cintre, position des cales. Les mécaniciens les reproduisent à l'identique sur tous ses vélos, de sorte qu'un changement de machine en course ne change rien à sa position.

8. Et pour un amateur ?

Inutile de viser ce niveau de matériel pour se faire plaisir. Voyez notre guide pour choisir son vélo de route, et retrouvez le Tour de France 2027 dans notre calendrier.

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