Fleuret, épée, sabre : comment choisir son arme ?
Lame, coquille, poignée, pommeau : une arme d'escrime se compose de quelques pièces que l'on choisit et que l'on remplace séparément. Taille de lame, poignée droite ou orthopédique, arme électrique ou non, droitier ou gaucher : le guide.
La première année, le club prête l'arme. La question se pose ensuite : laquelle acheter ? La réponse tient en quatre choix : l'arme pratiquée, la taille de la lame, la poignée, et la version électrique ou non.
1. Les pièces d'une arme
- La lame : en acier, souple. Sa partie arrière, la soie, traverse tout le reste.
- La coquille : la garde métallique qui protège la main. Petite et ronde au fleuret, large et profonde à l'épée, enveloppante avec une branche qui couvre les doigts au sabre.
- Le coussin : une rondelle de feutre ou de cuir, à l'intérieur de la coquille.
- La poignée.
- Le pommeau ou l'écrou, qui serre l'ensemble.
Chaque pièce se remplace : une lame cassée ne condamne pas l'arme.
2. Quelle arme ?
Celle que l'on pratique au club. Les trois ne sont pas interchangeables : un fleuret ne sert pas à faire de l'épée. Pour comprendre ce qui les distingue, voyez les trois armes de l'escrime.
3. La taille de la lame
Les lames portent un numéro, de 0 à 5 :
- Taille 0 : la plus courte, pour les plus jeunes.
- Taille 2 ou 3 : pour les enfants plus grands.
- Taille 5 : la lame adulte, de 90 cm au fleuret et à l'épée, 88 cm au sabre.
La taille autorisée dépend de la catégorie d'âge, fixée par le règlement fédéral : une lame trop longue est refusée en compétition. Le maître d'armes vous indiquera la bonne. C'est le point à vérifier avant tout achat.
4. La poignée
- La poignée droite, dite française : un manche simple, que l'on tient du bout des doigts. Elle développe le doigté. À l'épée, certains tireurs la tiennent par l'extrémité pour gagner de l'allonge.
- La poignée orthopédique, dite crosse ou pistolet : moulée, avec des ergots pour les doigts. Elle donne plus de force et de tenue. C'est la plus répandue au fleuret et à l'épée dès que l'on fait de la compétition.
- Au sabre, la poignée est toujours droite.
Les crosses existent en plusieurs formes et tailles : essayez celles de vos camarades de club avant d'acheter. Le débutant commence en général à la poignée droite ; c'est le maître d'armes qui décide du passage à la crosse.
5. Droitier ou gaucher
L'arme n'est pas symétrique : la coquille est décentrée au fleuret et à l'épée, la crosse est moulée pour une main, et la garde du sabre s'ouvre d'un côté. Précisez toujours droitier ou gaucher à la commande.
6. Arme sèche ou électrique ?
- L'arme sèche, ou d'étude : sans câblage, avec un simple bouton en plastique au bout. Elle sert à la leçon et aux exercices.
- L'arme électrique : un fil court dans une rainure de la lame jusqu'à une pointe à ressort, au fleuret et à l'épée. Une prise, sous la coquille, reçoit le fil de corps.
Au sabre, il n'y a ni fil ni pointe : toute la lame conduit le courant. Un sabre est électrique par nature, il suffit d'y brancher le fil de corps.
Dès que l'on tire des assauts au club, l'arme électrique devient nécessaire. En compétition, il en faut au moins deux, et deux fils de corps : une panne pendant un match oblige à changer d'arme sur-le-champ.
7. Lames ordinaires et lames FIE
- La lame ordinaire, en acier au carbone : la moins chère, suffisante pour l'entraînement et les compétitions de jeunes.
- La lame FIE, en acier maraging : elle résiste beaucoup plus longtemps à la fatigue et, lorsqu'elle casse, la cassure est plus nette. Elle est exigée dans les compétitions internationales au fleuret et à l'épée, et dans certaines catégories nationales.
Les lames diffèrent aussi par leur souplesse : une lame raide donne de la précision, une lame souple pardonne davantage et facilite certains coups.
Quel modèle choisir selon votre profil ?
Fleuret électrique
Un fleuret monté avec sa pointe à ressort, prêt à brancher. À commander en droitier ou en gaucher.
- Pointe électrique
- Poignée droite ou crosse
Épée électrique
Une épée complète, avec sa grande coquille et sa pointe à ressort.
- Montée et câblée
- Lame taille 5 ou enfant
Housse d'escrime
Un sac long pour les armes, le masque et la tenue, avec compartiments séparés.
- Protège les lames
- Bandoulière ou roulettes
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8. L'entretien et les contrôles
- Essuyez la lame après la séance : la transpiration la fait rouiller. Un coup de papier abrasif fin enlève la rouille de surface.
- Une lame se courbe à l'usage : on la redresse à la main ou sous le pied, doucement, toujours dans le sens de sa courbure naturelle. Une lame pliée à angle vif ou fissurée est à remplacer : elle va casser.
- Vérifiez le serrage du pommeau : une arme qui a du jeu fausse les sensations.
- Au fleuret et à l'épée, la pointe se contrôle avec un poids (500 ou 750 grammes) et des cales : c'est le test que fait l'arbitre avant chaque match.
On transporte les armes dans une housse, pointe vers le bas, jamais nues dans les transports.
9. Quel budget ?
- Fleuret ou épée d'étude, non électrique : 30 à 60 euros.
- Fleuret électrique : 60 à 120 euros ; épée électrique : 70 à 140 euros.
- Sabre : 50 à 110 euros.
- Arme à lame FIE : 150 à 250 euros.
- Lame de rechange : 25 à 150 euros selon la qualité.
- Housse : 30 à 150 euros.
Pour le reste, voyez la tenue d'escrime et le masque.