Les allures du cheval : le pas, le trot et le galop
Quatre temps pour le pas, deux pour le trot, trois pour le galop : comment le cheval pose ses pieds à chaque allure, à quelle vitesse il va, et ce que le cavalier doit faire pour l'accompagner.
Une allure est la façon dont le cheval se déplace. Il en a trois naturelles : le pas, le trot et le galop. Chacune a son rythme, sa vitesse et ses sensations. Les reconnaître est la première chose que l'on apprend à cheval.
1. Le pas
- Une allure à quatre temps : le cheval pose ses quatre pieds l'un après l'autre. On entend quatre battues régulières.
- Une allure marchée : il y a toujours au moins deux pieds au sol.
- La vitesse : 6 à 7 kilomètres à l'heure, celle d'un marcheur rapide.
C'est l'allure la plus confortable : le dos du cheval ondule doucement, et le cavalier accompagne le mouvement avec son bassin. On l'utilise pour l'échauffement, la détente et la récupération.
2. Le trot
- Une allure à deux temps : le cheval pose ensemble un antérieur et le postérieur opposé. Ces deux pieds forment un diagonal.
- Une allure sautée : entre chaque battue, les quatre pieds quittent le sol un court instant.
- La vitesse : 12 à 15 kilomètres à l'heure.
Le trot secoue : c'est l'allure la plus difficile pour le débutant. Deux techniques :
- le trot enlevé : le cavalier se lève de sa selle un temps sur deux, en suivant le rythme. Il ménage son dos et celui du cheval ;
- le trot assis : il reste assis et absorbe les secousses avec son bassin. Plus exigeant, il permet d'agir plus finement.
Au trot enlevé, on dit que l'on trotte « sur le bon diagonal » quand on s'assoit au moment où l'antérieur extérieur se pose.
3. Le galop
- Une allure à trois temps, suivie d'un temps de suspension où aucun pied ne touche le sol.
- Une allure basculée : le cheval se balance d'avant en arrière, comme un cheval à bascule.
- La vitesse : 20 à 25 kilomètres à l'heure en manège, beaucoup plus en extérieur. Un cheval de course dépasse 60 kilomètres à l'heure.
Le galop est asymétrique : un antérieur se pose plus en avant que l'autre. On parle de galop à droite ou de galop à gauche. Dans un virage, le cheval est en équilibre quand il galope sur le pied intérieur. Sinon, il est « à faux ».
Contrairement à ce que l'on croit, le galop est plus confortable que le trot : une fois l'appréhension passée, le cavalier se laisse bercer.
4. Le reculer
Le cheval peut aussi reculer : il déplace ses pieds par diagonaux, en deux temps. Ce n'est pas une allure à proprement parler, mais un mouvement que l'on travaille en dressage.
5. Les transitions
Passer d'une allure à une autre s'appelle une transition : montante du pas au trot ou du trot au galop, descendante dans l'autre sens. On peut aussi varier l'amplitude à l'intérieur d'une allure : un trot rassemblé, court et relevé, ou un trot allongé, aux foulées plus grandes.
Le cavalier les demande avec ses aides : les jambes, les mains, le poids du corps et la voix.
6. Les allures particulières
Certaines races possèdent des allures supplémentaires. Le cheval islandais pratique le tölt, une allure à quatre temps rapide et très confortable. Les trotteurs de course peuvent aller à l'amble : ils déplacent ensemble les deux membres du même côté.
7. Reconnaître une allure à l'oreille
- Pas : quatre battues égales, « ta-ta-ta-ta ».
- Trot : deux battues nettes, « tac-tac ».
- Galop : trois battues puis un silence, « ta-ta-tac… ».
Ces notions sont au programme des premiers Galops. Pour la suite, voyez les disciplines de l'équitation.