Gilet de sauvetage : lequel choisir pour la voile ?
50, 100, 150 ou 275 newtons, en mousse ou gonflable, avec ou sans harnais : le bon gilet dépend de l'endroit où l'on navigue et de ce que l'on fait à bord. Les niveaux de flottabilité, la réglementation, la taille et l'entretien.
Le meilleur gilet est celui que l'on porte. Trop encombrant, il reste dans un coffre ; bien choisi, on l'oublie. Encore faut-il qu'il corresponde à sa navigation.
1. Les niveaux de flottabilité
La flottabilité s'exprime en newtons (N). Plus le chiffre est élevé, plus le gilet porte.
- 50 N : l'aide à la flottabilité. Elle aide un bon nageur conscient à rester en surface, mais ne retourne pas une personne inanimée. C'est le gilet du dériveur, du catamaran et de la planche, près du bord.
- 100 N : il maintient la tête hors de l'eau en eaux calmes. Pour la navigation côtière.
- 150 N : il retourne une personne inconsciente sur le dos. C'est le gilet de la croisière et du large.
- 275 N : pour le grand large, avec des vêtements lourds.
2. Ce que dit la réglementation
En France, l'équipement obligatoire dépend de la distance d'un abri :
- jusqu'à 2 milles : un équipement de 50 N au moins par personne ;
- jusqu'à 6 milles : 100 N au moins ;
- au-delà : 150 N au moins.
Pour les enfants de moins de 30 kg, un gilet de 100 N au moins est exigé, quelle que soit la distance. Chaque gilet porte le marquage CE et la norme ISO 12402. Vérifiez les textes en vigueur avant d'armer un bateau : ils évoluent.
3. Mousse ou gonflable ?
- Le gilet en mousse : il flotte en permanence, sans entretien, et protège des chocs. Il est plus encombrant. C'est le choix du dériveur, du catamaran et des enfants.
- Le gilet gonflable : à plat, il se porte comme des bretelles. Une cartouche de gaz le gonfle en quelques secondes, soit automatiquement au contact de l'eau, soit en tirant une poignée. C'est le choix de la croisière et de la course au large.
Un gilet gonflable n'a pas sa place en dériveur : on y chavire souvent, et il se déclencherait à chaque fois.
4. Pour le dériveur et la voile légère
- Une aide à la flottabilité de 50 N, courte, échancrée aux épaules pour ne pas gêner les bras.
- Une coupe près du corps, sans rien qui accroche les écoutes ou la bôme.
- Une sous-cutale pour les enfants, qui empêche le gilet de remonter.
- Une poche pour un couteau ou un sifflet.
5. Pour la croisière et le large
- Un gilet gonflable de 150 N au moins.
- Un harnais intégré, avec un anneau où crocher la longe : par mauvais temps et la nuit, on s'attache au bateau. Ne pas tomber à l'eau reste la meilleure sécurité.
- Une sangle sous-cutale, indispensable pour que le gilet gonflé ne passe pas par-dessus la tête.
- Une capuche anti-embruns, une lampe, un sifflet.
- Un emplacement pour une balise individuelle.
6. Prendre la bonne taille
- Les gilets en mousse se choisissent selon le poids et le tour de poitrine.
- Gilet fermé et sangles serrées, tirez-le vers le haut par les épaules : il ne doit pas remonter au-dessus du menton.
- Essayez-le avec la tenue que vous porterez : une veste de quart ajoute de l'épaisseur.
Pour un enfant, on n'achète jamais trop grand : il glisserait hors du gilet.
Quel modèle choisir selon votre profil ?
Gilet d'aide à la flottabilité 50 N
Court et échancré, pour la voile légère près du bord.
- Liberté des bras
- Sans entretien
Gilet gonflable 150 N avec harnais
Déclenchement automatique, harnais intégré et sangle sous-cutale.
- Retourne sur le dos
- Se fait oublier
Gilet de sauvetage enfant 100 N
En mousse, avec col de maintien de la tête et sangle d'entrejambe.
- 100 N
- Sangle sous-cutale
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7. L'entretien
- Rincez à l'eau douce et faites sécher à l'ombre.
- Pour un gonflable : vérifiez chaque saison la cartouche (pleine, non rouillée, vissée à fond), le déclencheur et sa date de péremption, et gonflez le gilet à la bouche pour contrôler qu'il tient une journée.
- Faites réviser le gilet gonflable selon la périodicité indiquée par le fabricant.
- Après un déclenchement, il faut un kit de réarmement : gardez-en un à bord.
Un gilet en mousse se change quand la mousse est tassée ou le tissu déchiré.
8. Quel budget ?
- Aide à la flottabilité 50 N : 30 à 90 euros.
- Gilet en mousse 100 N, adulte ou enfant : 25 à 60 euros.
- Gilet gonflable 150 N avec harnais : 90 à 250 euros.
- Longe : 40 à 100 euros ; kit de réarmement : 20 à 40 euros.
Complétez avec une veste de quart.