Gants et chaussures de voile : comment les choisir ?
Les mains tirent sur les écoutes, les pieds cherchent l'adhérence sur un pont mouillé. Gants à doigts coupés ou longs, chaussures de pont, bottes, chaussons en néoprène : à chaque pratique son équipement.
Deux petits équipements, beaucoup de confort : sans gants, une écoute sous tension brûle la paume ; sans bonnes semelles, un pont mouillé devient une patinoire.
1. À quoi servent les gants ?
- Protéger des brûlures quand un cordage file dans la main.
- Améliorer la prise sur une écoute mouillée.
- Éviter les ampoules après quelques heures de manœuvres.
- Tenir chaud, pour les modèles d'hiver.
2. Doigts coupés ou doigts longs ?
- Les mitaines, cinq doigts coupés : on garde toute la dextérité pour faire un nœud, ouvrir une manille ou régler un taquet. Le modèle le plus polyvalent.
- Les gants à trois doigts longs : le pouce et l'index restent libres, les autres doigts sont protégés. Un bon compromis.
- Les gants à doigts longs : la meilleure protection, pour ceux qui tiennent l'écoute en permanence, en dériveur et en catamaran, et par temps froid.
3. Les matières
- Une paume renforcée, doublée d'une matière antidérapante et résistante à l'abrasion : c'est elle qui s'use.
- Un dos en tissu extensible, qui sèche vite.
- Pour l'hiver, des gants en néoprène ou doublés, parfois étanches.
Un gant de voile se choisit ajusté : mouillé, il se détend.
4. Les chaussures : trois exigences
- Une semelle antidérapante sur sol mouillé, à fines lamelles.
- Une semelle non marquante, claire ou spécifique, qui ne laisse pas de traces sur le pont.
- Un pied fermé : les orteils rencontrent tôt ou tard un taquet ou un chariot.
Les tongs et les pieds nus sont la première cause de blessures à bord.
5. Pour la croisière
- Les chaussures de pont : en cuir ou en toile, à semelle lamellée. Le modèle classique, pour la belle saison.
- Les baskets de voile : légères, aérées, qui sèchent vite et évacuent l'eau.
- Les bottes de voile : en caoutchouc ou en matière respirante, à semelle antidérapante. Elles se portent sous la salopette, dès qu'il pleut, que la mer mouille le pont ou qu'il fait frais.
6. Pour le dériveur et la voile légère
- Les chaussons en néoprène : ils tiennent chaud même mouillés et protègent les pieds à la mise à l'eau.
- Les bottillons de rappel : montants, avec une semelle fine pour sentir le bateau et un renfort sur le dessus du pied, là où appuie la sangle de rappel.
La pointure se prend ajustée : un chausson trop grand se remplit d'eau.
7. L'entretien
- Rincez à l'eau douce gants, chaussons et bottes après chaque sortie.
- Faites sécher à l'air, loin d'une source de chaleur, l'intérieur retourné si possible.
- Remplacez les gants quand la paume est percée, les chaussures quand la semelle a durci ou s'est lissée.
Quel modèle choisir selon votre profil ?
Gants de voile à doigts coupés
Des mitaines à paume renforcée, pour manœuvrer sans perdre en dextérité.
- Paume antidérapante
- Sèchent vite
Chaussons néoprène de voile
Ils tiennent chaud mouillés et protègent les pieds à la mise à l'eau.
- Semelle antidérapante
- Renfort de rappel
Bottes de voile
À semelle antidérapante non marquante, à porter sous la salopette.
- Pieds au sec
- Semelle lamellée
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8. Que choisir ?
- Stage d'été en dériveur ou catamaran : des chaussons en néoprène et des mitaines.
- Croisière estivale : des baskets de voile ou des chaussures de pont, des mitaines, des bottes pour les jours de pluie.
- Navigation hors saison : des bottes, des gants longs doublés.
9. Quel budget ?
- Gants de voile : 15 à 45 euros.
- Chaussons en néoprène : 20 à 60 euros.
- Chaussures de pont ou baskets de voile : 50 à 150 euros.
- Bottes de voile : 50 à 300 euros.
Pour le reste de la tenue, voyez la veste de quart et le ciré.