Ski-alpinisme : les formats de course expliqués (sprint, relais, individuel, vertical)
Devenu olympique en 2026, le ski-alpinisme se court sous plusieurs formats, du sprint de trois minutes aux courses de plusieurs jours en haute montagne. Voici comment fonctionne chacun.
Le ski-alpinisme (« skimo » en anglais) est la version compétition du ski de randonnée : les athlètes enchaînent montées en peaux, passages à pied et descentes, le plus vite possible. La discipline a fait son entrée aux Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026, et la France y a brillé.
Les transitions, clé de la performance
Dans tous les formats, les coureurs passent par des transitions : arracher les peaux et les ranger, verrouiller fixations et chaussures pour la descente, ou l'inverse, mettre les skis sur le sac pour une section à pied. Les meilleurs le font en quelques secondes : une transition ratée peut coûter une course.
Le sprint
Format le plus spectaculaire et épreuve olympique : un parcours très court, d'environ trois minutes pour les meilleurs, avec une montée en peaux, une section à pied skis sur le sac, et une descente. Les athlètes s'affrontent en qualifications, puis en quarts, demi-finales et finale à six. C'est le format des athlètes explosifs.
Le relais mixte
Seconde épreuve olympique : une femme et un homme se relaient, chacun parcourant deux fois un circuit court. Le relais mêle vitesse, tactique et qualité des transitions. Aux JO 2026, Emily Harrop et Thibault Anselmet ont offert à la France le premier titre olympique de l'histoire de la discipline dans ce format.
L'individuel
La course « classique » de Coupe du monde : plusieurs montées et descentes, pour un dénivelé de l'ordre de 1 500 à 1 900 mètres chez les seniors, avec des passages techniques à pied (souvent sur une arête équipée). Il faut à la fois de l'endurance, de la technique de descente et des transitions rapides.
Le vertical
Une seule montée, le plus vite possible, sans descente. C'est le format le plus simple à comprendre et un pur test de puissance aérobie. On le court souvent en nocturne, dans les stations.
Les grandes courses par équipes
Hors du circuit olympique, les courses par équipes de deux en haute montagne font la légende du ski-alpinisme : la Pierra Menta (quatre jours, 10 000 mètres de dénivelé), le Trofeo Mezzalama sur les glaciers du Mont Rose ou la Patrouille des Glaciers en Suisse. Les coéquipiers doivent rester ensemble et sont parfois encordés sur les glaciers.
Le matériel obligatoire
Même sur un sprint, les athlètes portent un matériel de sécurité imposé par le règlement, contrôlé au départ et à l'arrivée : selon les formats, DVA, pelle, sonde, couverture de survie, vêtements chauds. Le matériel de course est ultraléger, avec des poids minimaux fixés par le règlement pour les skis et les chaussures.
Les Français aux Jeux de 2026
Pour la première apparition olympique du ski-alpinisme, à Bormio, la France a remporté trois médailles : l'or du relais mixte (Harrop et Anselmet), l'argent d'Emily Harrop et le bronze de Thibault Anselmet en sprint. De quoi faire des Bleus des favoris de la Coupe du monde 2026-2027.