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Gels énergétiques : types, composition et mode d'emploi

Des glucides concentrés, faciles à avaler pendant l'effort : gels isotoniques à prendre sans eau, gels classiques et gels « haute dose ».

20 à 40 g de glucides par gel1 à 3 gels par heure selon la duréeÀ prendre avec ou sans eau selon le type
Gels énergétiques
Photo : Richard Masoner / Cyclelicious / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Qu'est-ce que c'est ?

Un gel énergétique est une petite portion de glucides sous forme de gel, conditionnée en sachet, à avaler pendant l'effort. Il apporte rapidement de l'énergie aux muscles quand les réserves s'épuisent, sans avoir à mâcher. C'est le produit le plus utilisé en course à pied, en triathlon et en trail, et un complément très courant à vélo.

Les différents types de gels

Gels isotoniques

Plus liquides et plus volumineux, à la concentration proche de celle du sang : ils se prennent sans eau.

Pour : Débutants, course à pied, estomacs sensibles.

Gels classiques concentrés

Format compact de 20 à 30 g de glucides, texture épaisse : quelques gorgées d'eau sont nécessaires.

Pour : Le gel polyvalent, pour la plupart des efforts.

Gels « haute dose »

Jusqu'à 40 g de glucides par gel, associant glucose (ou maltodextrine) et fructose pour être mieux absorbés.

Pour : Épreuves longues où l'on vise 80 à 90 g de glucides par heure.

Gels caféinés

Ajout de 30 à 100 mg de caféine pour réduire la sensation d'effort.

Pour : Fin de course, efforts nocturnes ; à tester avant.

Gels naturels et bio

À base de miel, de sirop d'érable, de fruits ou de dattes, avec des ingrédients simples.

Pour : Sportifs attentifs aux ingrédients, digestion difficile avec les sirops de glucose.

Gels en poche ou en flasque

Une grande quantité (jusqu'à 90 g de glucides) à consommer en plusieurs fois.

Pour : Ultra-endurance, pour limiter les emballages.

Gels salés ou aux électrolytes

Ajout de sodium pour compenser les pertes de sueur.

Pour : Chaleur, gros transpirants.

Le mode d'emploi

Un gel énergétique est une petite dose de glucides concentrés, facile à avaler en plein effort. Il permet d'apporter rapidement de l'énergie aux muscles quand l'effort dure longtemps et que les réserves de glycogène s'épuisent. Encore faut-il savoir en prendre au bon moment et dans les bonnes quantités.

1. Que contient un gel ?

  • Des glucides : généralement entre 20 et 30 g par gel, jusqu'à 40 g pour les gels « haute dose ». C'est l'essentiel du gel.
  • Différents sucres : maltodextrine et glucose (assimilés par la même voie), souvent associés à du fructose, absorbé par une autre voie. Ce mélange permet d'absorber davantage de glucides par heure.
  • Parfois du sodium, de la caféine, des vitamines ou des acides aminés.

2. Gel isotonique ou gel concentré ?

  • Le gel isotonique est plus liquide et plus volumineux : il se prend sans eau. Il est plus doux pour l'estomac, mais apporte un peu moins de glucides pour son poids.
  • Le gel concentré, plus épais, doit être pris avec quelques gorgées d'eau. Sans eau, il peut provoquer des lourdeurs d'estomac.

3. Combien et quand ?

Les besoins dépendent de la durée de l'effort (voir notre guide combien de glucides par heure) :

  • Moins d'une heure : pas besoin de gel si vous avez mangé normalement avant.
  • De 1 h à 2 h 30 : environ 30 à 60 g de glucides par heure, soit un à deux gels par heure, ou un gel complété par une boisson d'effort.
  • Au-delà de 2 h 30 : jusqu'à 90 g par heure pour les sportifs entraînés, avec des produits qui associent glucose et fructose.

Prenez votre premier gel avant d'avoir faim, après 30 à 45 minutes d'effort, puis à intervalles réguliers (toutes les 20 à 40 minutes). Mieux vaut fractionner que tout avaler d'un coup.

4. Et la caféine ?

Certains gels contiennent de la caféine (souvent 30 à 100 mg). Elle peut réduire la sensation d'effort, notamment en fin de course. Mais elle ne convient pas à tout le monde : nervosité, troubles digestifs, sommeil perturbé après une épreuve du soir. Ne dépassez pas les doses que vous connaissez, comptez aussi le café du matin, et testez toujours à l'entraînement.

5. Les erreurs classiques

  • Tester un nouveau gel le jour de la course : c'est la première cause de troubles digestifs. Le jour J, on ne prend que ce que l'on connaît.
  • Prendre un gel concentré sans boire.
  • Attendre le « coup de barre » pour réagir : il est souvent trop tard.
  • Abandonner l'emballage : gardez-le dans une poche, les gels jetés en pleine nature sont une plaie et sont sanctionnés en compétition.

6. Habituer son intestin

La tolérance aux glucides pendant l'effort s'entraîne. Prenez des gels lors de vos sorties longues, en augmentant progressivement les quantités : votre système digestif s'adapte en quelques semaines. Pour choisir une marque, consultez notre comparatif des gels énergétiques.

Les marques qui en proposent

Ces repères généraux s'adressent à des adultes en bonne santé et ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un diététicien du sport. Testez toujours un produit à l'entraînement avant de l'utiliser en compétition.
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