Patinage artistique · Technique

Les pirouettes en patinage artistique : debout, assise, cambrée

Moins spectaculaires que les sauts mais tout aussi difficiles, les pirouettes rapportent des points précieux. Les positions de base, la pirouette Biellmann, les entrées sautées et les combinaisons, comment les juges les notent et dans quel ordre les apprendre.

Les pirouettes en patinage artistique : debout, assise, cambrée
Photo : Vbrunophotog / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Une pirouette, c'est une rotation sur place, sur un seul patin, dans une position maintenue. Elle paraît simple vue des gradins ; elle demande en réalité un équilibre parfait, un centrage précis et beaucoup de souplesse. Chaque programme de compétition en comporte plusieurs.

1. Comment ça tourne ?

La plupart des patineurs tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, sur le pied gauche, comme pour leurs sauts. Ils tournent sur l'avant de la lame, juste derrière les dents de pointe, sans les planter. Pour accélérer, ils rapprochent les bras et la jambe libre de l'axe du corps ; pour ralentir et sortir, ils les écartent.

2. Les trois positions de base

  • La pirouette debout : le corps droit, la jambe libre croisée devant ou tendue. C'est la première que l'on apprend, et la plus rapide quand les bras se serrent au-dessus de la tête.
  • La pirouette assise : la jambe d'appui fléchie jusqu'à ce que la cuisse soit horizontale, la jambe libre tendue devant. Elle exige de la force et de l'équilibre.
  • La pirouette arabesque, parfois appelée « camel » : le buste et la jambe libre à l'horizontale, comme un ange. Spectaculaire, elle est difficile à centrer.

3. Les variantes

  • La pirouette cambrée : une pirouette debout où le buste se renverse vers l'arrière, tête en arrière. Elle met en valeur la souplesse.
  • La Biellmann : le patineur attrape sa lame libre derrière lui et la tire au-dessus de sa tête. Elle porte le nom de la Suissesse Denise Biellmann, qui l'a rendue célèbre dans les années 1970-1980.
  • Les pirouettes sautées : on entre dans la pirouette par un saut, en arrivant directement dans la position.
  • Le changement de pied : au milieu de la pirouette, on passe sur l'autre pied et on continue de tourner.
  • La combinaison : on enchaîne plusieurs positions sans s'arrêter.

4. Comment les juges notent

Chaque pirouette reçoit un niveau, de 1 à 4, selon les difficultés ajoutées : position difficile, changement de carre, changement de pied, entrée originale, nombre de tours maintenus dans une position. Un spécialiste technique valide le niveau, puis les juges attribuent une note d'exécution selon le centrage, la vitesse et l'élégance. Pour comprendre le système complet, voyez notre article sur la notation.

5. Et le vertige ?

Les patineurs tournent parfois à plus de deux tours par seconde. Ils ne s'habituent pas au vertige par magie : à force de répétitions, le cerveau apprend à ignorer en partie les signaux de l'oreille interne. À la sortie, ils fixent un point et s'appuient sur une position stable. Les débutants ressentent tous la tête qui tourne : c'est normal, et cela passe avec l'entraînement.

6. L'ordre d'apprentissage

  1. La pirouette sur deux pieds.
  2. La pirouette debout sur un pied.
  3. La pirouette assise.
  4. La pirouette arabesque.
  5. Les changements de pied, les entrées sautées et les combinaisons.

À chaque étape, l'important est de tourner sur place, sans se déplacer : une pirouette qui « voyage » perd des points. Le travail de souplesse et de gainage hors glace aide beaucoup.

Pour découvrir l'autre grande famille d'éléments, lisez notre article pour reconnaître les sauts, et trouvez un club dans notre annuaire.

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