Les agrès de la gymnastique artistique : quatre pour les femmes, six pour les hommes
Saut, barres asymétriques, poutre et sol chez les femmes ; sol, arçons, anneaux, saut, barres parallèles et barre fixe chez les hommes. Les dimensions, ce que l'on y fait, et ce que chaque agrès exige.
En gymnastique artistique, on appelle agrès les appareils sur lesquels les gymnastes présentent leurs exercices. Les femmes en ont quatre, les hommes six. Deux seulement sont communs : le saut et le sol.
Les quatre agrès féminins
En compétition, les gymnastes passent toujours dans le même ordre, dit « olympique » : saut, barres asymétriques, poutre, sol.
1. Le saut
L'agrès le plus bref : quelques secondes. La gymnaste prend son élan sur une piste de vingt-cinq mètres, rebondit sur un tremplin, prend appui des mains sur la table de saut, haute de 1,25 mètre, et s'envole pour une ou plusieurs rotations avant de se réceptionner.
On y juge la hauteur, la distance, la tenue du corps en l'air et la réception, qui doit être « pilée », sans le moindre pas.
2. Les barres asymétriques
Deux barres parallèles placées à des hauteurs différentes : environ 1,70 mètre pour la barre inférieure, 2,50 mètres pour la barre supérieure. La gymnaste passe de l'une à l'autre sans s'arrêter, par des grands tours, des lâchers où elle quitte la barre pour la rattraper, et des changements de prise.
C'est un agrès de force des bras et de rythme : l'exercice idéal ne marque aucun temps d'arrêt.
3. La poutre
Cinq mètres de long, 1,25 mètre de haut, et seulement dix centimètres de large. La gymnaste y enchaîne pendant une minute trente au maximum des sauts, des pirouettes et des acrobaties, dont des saltos arrière, puis une sortie.
C'est l'agrès du sang-froid : la moindre hésitation se voit, et une chute coûte un point entier.
4. Le sol
Un praticable carré de douze mètres de côté, monté sur ressorts. Chez les femmes, l'exercice se fait en musique, sans paroles, et dure une minute trente au maximum : il mêle des diagonales acrobatiques, séries de saltos et de vrilles, des sauts gymniques et une chorégraphie.
Les six agrès masculins
L'ordre olympique : sol, cheval d'arçons, anneaux, saut, barres parallèles, barre fixe.
5. Le sol masculin
Même praticable, mais sans musique, et un peu plus court : à peine plus d'une minute. L'exercice est plus acrobatique, avec des éléments de force et d'équilibre.
6. Le cheval d'arçons
Un cheval surmonté de deux poignées, les arçons. Le gymnaste s'y déplace uniquement sur les mains, en balançant les jambes en cercles continus et en ciseaux, sans que rien d'autre ne touche l'agrès.
C'est le plus technique des agrès masculins, celui où l'on chute le plus : le moindre déséquilibre arrête le mouvement.
7. Les anneaux
Deux anneaux suspendus à des câbles, à 2,80 mètres du sol. L'exercice alterne des balancés et des maintiens de force tenus deux secondes, comme la croix de fer, bras à l'horizontale. Toute la difficulté est de garder les anneaux immobiles.
8. Le saut masculin
Le même agrès que chez les femmes, avec une table réglée à 1,35 mètre.
9. Les barres parallèles
Deux barres en bois à la même hauteur, environ deux mètres. Le gymnaste y travaille en appui sur les bras, en suspension, en balancé, avec des lâchers, des équilibres et une sortie en salto.
10. La barre fixe
Une barre d'acier à 2,80 mètres du sol. L'exercice, tout en grands tours, est le plus spectaculaire du programme masculin : le gymnaste lâche la barre, effectue des saltos ou des vrilles au-dessus d'elle, la rattrape, et conclut par une sortie à plusieurs rotations.
Les compétitions
- Le concours général additionne les notes obtenues à tous les agrès : il désigne le gymnaste le plus complet.
- Les finales par agrès récompensent les spécialistes.
- Le concours par équipes additionne les notes de plusieurs gymnastes d'un même pays.
Ce que l'on ne voit pas à la télévision
- La magnésie, la poudre blanche dont les gymnastes s'enduisent les mains pour ne pas glisser.
- Les maniques, lanières de cuir portées aux barres et aux anneaux. Voyez notre guide maniques et magnésie.
- Les tapis de réception, épais de vingt centimètres.
Pour comprendre les notes, lisez la notation en gymnastique artistique.