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Changements de ligne au hockey : comment les joueurs entrent et sortent de la glace

Au hockey, les joueurs se remplacent toutes les 45 secondes, sans arrêter le jeu et sans prévenir l'arbitre. Lignes, changements à la volée, surnombre, dernier changement : comment fonctionne ce ballet permanent.

Changements de ligne au hockey : comment les joueurs entrent et sortent de la glace
Photo : SecretName101 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

C'est ce qui surprend le plus la première fois que l'on assiste à un match : les joueurs sautent la balustrade, d'autres rentrent au banc, et le jeu ne s'arrête jamais. Au hockey sur glace, les changements sont illimités et se font en plein jeu.

1. Pourquoi change-t-on si souvent ?

Le hockey se joue à fond. Un joueur patine à pleine vitesse, freine, repart, encaisse des contacts : au bout de 40 à 45 secondes, il n'a plus de jambes. Il rentre alors au banc, récupère une minute ou deux, et repart. Sur un match de soixante minutes, un attaquant passe en moyenne quinze à vingt minutes sur la glace, en une vingtaine de présences.

2. Les lignes

Une équipe aligne cinq joueurs de champ et un gardien. Mais elle en habille une vingtaine, répartis en groupes qui jouent ensemble :

  • quatre lignes d'attaque de trois joueurs : un centre et deux ailiers ;
  • trois paires de défenseurs ;
  • deux gardiens, dont un remplaçant qui reste au banc.

La première ligne réunit les meilleurs marqueurs, la quatrième a souvent un rôle plus défensif. L'entraîneur annonce à voix haute la ligne suivante : chacun sait quand son tour arrive. Pour les rôles de chacun, voyez notre article sur les postes au hockey.

3. Le changement à la volée

La plupart des changements se font pendant que le jeu continue : c'est le changement « à la volée ».

  • Le joueur fatigué revient vers son banc.
  • Dès qu'il est à environ un mètre cinquante de la balustrade, son remplaçant peut sauter sur la glace.
  • Pendant ce court instant, le joueur qui sort ne doit plus toucher le palet ni gêner un adversaire.

Les attaquants passent en général par-dessus la balustrade, pour gagner du temps ; ceux qui rentrent utilisent la porte. Sur certains bancs, une porte sert aux attaquants et l'autre aux défenseurs.

4. Le bon moment pour changer

Un changement mal choisi offre un but à l'adversaire. Les règles de bon sens :

  • on change quand son équipe a le palet ou vient de l'envoyer au fond de la zone adverse ;
  • on ne change jamais quand l'adversaire attaque ;
  • les joueurs d'une ligne ne sortent pas tous en même temps : le plus proche du banc d'abord.

C'est pour cela que l'on voit si souvent une équipe expédier le palet dans le camp adverse puis filer au banc.

5. Le surnombre

Si le remplaçant entre trop tôt et participe au jeu alors que son coéquipier est encore sur la glace, l'équipe a trop de joueurs. L'arbitre siffle une pénalité mineure de banc : deux minutes en infériorité numérique, purgées par un joueur désigné par l'entraîneur. Voyez notre article sur les pénalités.

6. Les changements pendant les arrêts de jeu

À chaque coup de sifflet, les deux équipes peuvent changer, dans un ordre précis : l'équipe visiteuse d'abord, l'équipe à domicile ensuite. Recevoir donne donc un avantage : l'entraîneur local choisit sa ligne en fonction de celle d'en face. C'est le « dernier changement ».

Une exception : après un dégagement interdit, l'équipe fautive n'a pas le droit de changer. Ses joueurs, déjà fatigués, restent sur la glace pour la mise au jeu dans leur zone.

7. Le « long changement » du deuxième tiers

Les équipes changent de côté à chaque tiers-temps, mais gardent leur banc. Au deuxième tiers, le banc se retrouve loin de sa propre zone défensive : les défenseurs ont plus de chemin à faire pour sortir. Une équipe enfermée dans sa zone peut s'y épuiser, et c'est souvent le tiers où l'on marque le plus.

8. Et le gardien ?

Le gardien reste sur la glace tout le match, sauf dans trois cas :

  • en fin de match, une équipe menée d'un but le fait sortir pour ajouter un sixième joueur de champ, quitte à laisser la cage vide ;
  • sur une pénalité différée : l'arbitre a le bras levé, le jeu s'arrêtera dès que l'équipe fautive touchera le palet, la cage ne risque rien ;
  • quand l'entraîneur le remplace par le second gardien, après plusieurs buts encaissés par exemple.

9. Le retour du banc des pénalités

Un joueur pénalisé ne passe pas par le banc : à la fin de sa pénalité, il sort de sa « prison » directement sur la glace et rejoint le jeu.

Pour le reste des règles, voyez les règles du hockey sur glace expliquées.

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