Hockey sur glace · Comprendre

Les règles du hockey sur glace expliquées simplement

Hors-jeu, dégagement interdit, pénalités, prolongation... Vous allez voir votre premier match de hockey ? Voici les règles essentielles pour tout comprendre depuis les tribunes.

Les règles du hockey sur glace expliquées simplement
Photo : DMighton / Wikimedia Commons, CC BY 3.0

Rapide, physique, spectaculaire : le hockey sur glace peut sembler confus lors d'un premier match. Pourtant, ses règles de base se comprennent en quelques minutes. Voici l'essentiel, selon le règlement de la Fédération internationale (IIHF) appliqué en France.

La patinoire et l'équipement

La patinoire mesure environ 60 mètres sur 30 (un peu moins en NHL). Elle est divisée par deux lignes bleues en trois zones : la zone défensive, la zone neutre et la zone offensive. Au centre, la ligne rouge sépare la glace en deux moitiés. Les buts mesurent 1,83 m de large pour 1,22 m de haut. Le palet, en caoutchouc vulcanisé, pèse environ 170 grammes et peut dépasser 150 km/h sur un tir frappé.

Combien de joueurs et combien de temps ?

Chaque équipe aligne six joueurs sur la glace : un gardien, deux défenseurs et trois attaquants (un centre et deux ailiers). Une feuille de match compte jusqu'à une vingtaine de joueurs, qui se relaient par « lignes » de trois attaquants et « paires » de défenseurs. Les changements se font en plein jeu, toutes les 40 secondes à une minute : l'effort est si intense que personne ne peut tenir plus longtemps.

Un match se joue en trois périodes de 20 minutes de jeu effectif : le chronomètre s'arrête à chaque coup de sifflet. Avec les pauses, un match dure environ 2 h 15.

Le hors-jeu

C'est la règle qui déroute le plus les débutants. Un attaquant ne peut pas entrer dans la zone offensive (franchir la ligne bleue adverse) avant le palet. Si c'est le cas, l'arbitre siffle hors-jeu et une mise au jeu a lieu en zone neutre. Tant que le palet n'est pas entré, les attaquants doivent l'attendre... ou ressortir de la zone (on parle alors de hors-jeu différé).

Le dégagement interdit (icing)

Une équipe ne peut pas soulager la pression en expédiant le palet de sa moitié de terrain au-delà de la ligne de but adverse sans qu'il soit touché. La mise au jeu revient alors dans sa zone défensive, et l'équipe fautive n'a pas le droit d'effectuer de changement. Exception : une équipe en infériorité numérique a le droit de dégager.

Les pénalités

Crocher, cingler (frapper avec la crosse), faire trébucher, retenir, charger dans le dos... chaque faute envoie le joueur fautif sur le banc des pénalités :

  • Pénalité mineure (2 minutes) : l'équipe joue à quatre contre cinq. Si l'adversaire marque, le joueur pénalisé revient immédiatement.
  • Pénalité majeure (5 minutes) : pour les fautes graves ; elle est purgée entièrement, même en cas de but.
  • Pénalité de méconduite (10 minutes) : le joueur sort, mais peut être remplacé sur la glace.
  • Pénalité de match : expulsion définitive.

La situation où une équipe compte plus de joueurs sur la glace s'appelle le « power play » (supériorité numérique) : c'est un moment clé, où beaucoup de buts sont marqués.

Les mises au jeu

Chaque arrêt de jeu est suivi d'une mise au jeu : l'arbitre lâche le palet entre deux joueurs, généralement les centres, sur l'un des neuf points prévus à cet effet. Gagner les mises au jeu permet de conserver la possession : c'est une spécialité à part entière.

Et en cas d'égalité ?

En saison régulière, une prolongation à effectif réduit (souvent à trois contre trois) est jouée, et le premier but est décisif (« mort subite »). Si aucun but n'est marqué, la rencontre se décide aux tirs au but. En séries éliminatoires, les prolongations se jouent généralement à cinq contre cinq, jusqu'au but vainqueur.

Les bagarres sont-elles autorisées ?

Non. Si la NHL est connue pour une certaine tolérance, les règlements internationaux et français sanctionnent sévèrement les combats, par des pénalités majeures et des expulsions. En revanche, la mise en échec (contact épaule contre épaule ou hanche contre hanche pour récupérer le palet) est autorisée chez les seniors masculins : c'est l'une des composantes du jeu. Elle est interdite chez les plus jeunes et dans le hockey féminin.

À retenir

3 × 20 minutes de jeu effectif, 6 joueurs par équipe, pas d'entrée dans la zone adverse avant le palet (hors-jeu), pas de dégagement d'un bout à l'autre (icing) et 2 minutes au banc pour la plupart des fautes.

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