Numéros des joueurs au hockey : comment sont-ils choisis ?
Pourquoi les gardiens portent-ils le 1 ou un numéro dans les 30 ? Qui décide du numéro d'un joueur ? Peut-on porter le 99 ? L'histoire et les usages des numéros de maillot au hockey sur glace.
Au hockey, on reconnaît un joueur à son numéro bien plus qu'à son visage, caché sous le casque et la visière. Ce numéro ne dit pourtant rien de son poste : contrairement au rugby, il est libre.
1. Ce que dit le règlement
- Chaque joueur porte un numéro de 1 à 99, différent de celui de ses coéquipiers.
- Il figure en grand dans le dos, et en plus petit sur les manches. Beaucoup d'équipes l'ajoutent sur le casque et sur la culotte.
- Le nom du joueur est inscrit au-dessus du numéro dans les championnats professionnels.
Le joueur garde le même numéro toute la saison : c'est lui qui figure sur la feuille de match, et que l'arbitre annonce pour un but ou une pénalité.
2. Qui choisit ?
Le joueur, parmi les numéros libres dans son club. Quand deux joueurs veulent le même, l'usage donne la priorité au plus ancien dans l'équipe. Une recrue qui tient à son numéro doit parfois négocier avec celui qui le porte déjà. Chez les jeunes, c'est souvent l'entraîneur ou le responsable du matériel qui distribue les maillots disponibles.
3. Pourquoi les gardiens portent-ils le 1 ou un numéro dans les 30 ?
C'est un héritage. Aux débuts du hockey, les numéros suivaient les postes : le 1 pour le gardien, les suivants pour les défenseurs, puis les attaquants. Une équipe n'avait qu'un gardien.
Quand les équipes ont pris l'habitude d'habiller un second gardien, les petits numéros étaient tous pris par les joueurs de champ. On lui a donné le premier numéro libre après eux : le 30, puis le 31, le 35… La tradition est restée. Aujourd'hui encore, la plupart des gardiens portent le 1 ou un numéro compris entre 29 et 41, alors que rien ne les y oblige.
4. Les numéros des joueurs de champ
De la même tradition, il reste une tendance : les défenseurs portent souvent de petits numéros, de 2 à 8, et les attaquants les suivants. Mais les numéros élevés, autrefois réservés aux joueurs de passage, sont devenus courants depuis les années 1980.
5. Les numéros qui racontent une histoire
- Le 9 : celui des grands buteurs d'autrefois, Maurice Richard et Gordie Howe.
- Le 99 : Wayne Gretzky voulait le 9 de son idole, déjà pris. Il a doublé le chiffre.
- Le 66 : Mario Lemieux a retourné le 99.
- Le 68 : Jaromír Jágr l'a choisi en souvenir du Printemps de Prague.
- Le 87 : Sidney Crosby est né le 7 août 1987.
Année de naissance, date marquante, numéro d'un parent ou d'une idole : chaque joueur a sa raison.
6. Les numéros retirés
Pour honorer un joueur qui a marqué son histoire, un club peut retirer son numéro : plus personne ne le portera. Le maillot est hissé sous le toit de la patinoire lors d'une cérémonie. En Amérique du Nord, la ligue professionnelle a retiré le 99 dans toutes ses équipes en hommage à Gretzky. Les clubs français font de même pour leurs joueurs emblématiques.
7. Et les lettres C et A ?
Sur la poitrine, certains joueurs portent une lettre :
- C pour le capitaine ;
- A pour ses assistants, deux au maximum.
Eux seuls ont le droit de s'adresser à l'arbitre pour demander une explication. Un gardien ne peut pas être capitaine en match : il ne peut pas quitter sa cage pour discuter.
Pour la suite, voyez les postes au hockey sur glace et, pour l'élite française, le fonctionnement de la Ligue Magnus.