Hockey sur glace · Comprendre

Les pénalités au hockey sur glace : 2, 5 ou 10 minutes ?

Mineure, majeure, méconduite, tir de pénalité : au hockey, une faute envoie le joueur en prison et laisse souvent son équipe en infériorité. Toutes les pénalités expliquées, avec les fautes les plus courantes.

Les pénalités au hockey sur glace : 2, 5 ou 10 minutes ?
Photo : ウィ貴公子 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Au hockey sur glace, le joueur fautif quitte la glace et s'assoit sur le banc des pénalités, que tout le monde appelle la prison. Selon la faute, son équipe joue ou non avec un joueur de moins. Voici comment s'y retrouver.

1. La pénalité mineure : 2 minutes

C'est la plus fréquente. Le joueur sort 2 minutes et son équipe joue en infériorité numérique, à 4 contre 5. Si l'adversaire marque pendant ce temps, la pénalité prend fin aussitôt et le joueur revient.

La mineure de banc sanctionne l'équipe et non un joueur précis (trop de joueurs sur la glace, par exemple) : un joueur désigné par l'entraîneur la purge.

2. La double mineure : 4 minutes

Deux pénalités mineures à la suite, soit 4 minutes. Elle sanctionne notamment une crosse haute qui blesse l'adversaire. Si l'équipe adverse marque pendant les deux premières minutes, seule la première mineure s'efface : il reste la seconde à purger.

3. La pénalité majeure : 5 minutes

Elle punit une faute dangereuse ou violente. Le joueur sort 5 minutes, et son équipe reste en infériorité pendant toute la durée, même si l'adversaire marque plusieurs fois. Selon la gravité de la faute, la majeure s'accompagne d'une exclusion pour le reste du match : un coéquipier purge alors les 5 minutes à sa place.

4. La méconduite : 10 minutes, sans infériorité

La méconduite sanctionne un comportement (contestation, geste déplacé). Le joueur passe 10 minutes en prison, mais il est remplacé sur la glace : son équipe continue à cinq. La méconduite pour le match l'envoie au vestiaire jusqu'à la fin de la rencontre.

5. La pénalité de match

C'est la sanction la plus lourde, réservée aux gestes commis pour blesser. Le joueur est exclu, son équipe joue 5 minutes en infériorité, et le dossier est transmis à la commission de discipline, qui peut prononcer une suspension.

6. Le tir de pénalité

Quand un joueur filant seul au but est accroché par derrière et privé d'une occasion nette, l'arbitre accorde un tir de pénalité : le joueur part du centre de la glace, seul face au gardien. Il n'a droit qu'à un tir, sans reprise.

7. Les fautes les plus courantes

  • Faire trébucher : faucher l'adversaire avec la crosse, le patin ou la jambe.
  • Accrocher : retenir l'adversaire avec la palette de la crosse.
  • Retenir : agripper l'adversaire ou sa crosse avec les mains.
  • Crosse haute : toucher l'adversaire avec la crosse au-dessus des épaules.
  • Cinglage : frapper l'adversaire d'un coup de crosse.
  • Double-échec : charger en tenant la crosse à deux mains, sans qu'elle touche la glace.
  • Obstruction : gêner un joueur qui n'a pas le palet.
  • Charge contre la bande et charge par derrière : projeter dangereusement l'adversaire contre la balustrade.
  • Charge à la tête : tout contact visant la tête ou le cou.
  • Retard de jeu : envoyer volontairement le palet hors de la glace, déplacer la cage.
  • Surnombre : trop de joueurs sur la glace lors d'un changement.

8. Supériorité et infériorité numérique

L'équipe qui profite de la pénalité joue en supériorité numérique (le « power play »). L'équipe sanctionnée défend en infériorité : elle a alors le droit de dégager le palet au fond de la glace sans être sifflée pour dégagement interdit.

Une équipe ne peut pas descendre à moins de trois joueurs de champ. Si une troisième pénalité tombe, elle ne commence qu'à la fin de la première.

9. Trois cas à connaître

  • La pénalité différée : l'arbitre lève le bras mais laisse jouer tant que l'équipe fautive n'a pas repris le palet. L'autre équipe en profite pour sortir son gardien et faire entrer un sixième joueur. Si elle marque, la mineure est annulée.
  • Les pénalités simultanées : un joueur de chaque équipe est sanctionné en même temps. Chacun va en prison, mais pour deux mineures les équipes jouent à 4 contre 4 ; pour deux majeures, elles restent à 5 contre 5.
  • Le gardien ne va jamais en prison : un coéquipier présent sur la glace purge la pénalité à sa place.

Pour le reste des règles, voyez les règles du hockey sur glace expliquées et notre article sur l'arbitrage vidéo.

À lire aussi

Pour aller plus loin

Tous les articles