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La vidéo au hockey sur glace : comment fonctionne l'arbitrage vidéo ?

Le hockey n'a pas de « VAR » comme le football, mais il utilise la vidéo depuis longtemps, d'abord pour valider les buts. Ce que les arbitres peuvent revoir, ce que l'entraîneur peut contester, et ce qui reste hors de portée des écrans.

La vidéo au hockey sur glace : comment fonctionne l'arbitrage vidéo ?
Photo : TheAHL / Wikimedia Commons, CC BY 2.0

Le terme « VAR » vient du football. Au hockey sur glace, on parle d'arbitrage vidéo ou de révision vidéo, et le principe est plus ancien : la discipline utilise les images depuis les années 1990 pour une question simple, la plus importante de toutes. Le palet est-il entré dans le but ?

1. D'abord, valider les buts

Un palet lancé à plus de 150 kilomètres à l'heure peut entrer et ressortir de la cage en une fraction de seconde. La vidéo sert en priorité à trancher les situations de but :

  • le palet a-t-il entièrement franchi la ligne ?
  • est-il entré avant la fin de la période ?
  • la cage était-elle en place ?
  • le palet a-t-il été poussé du patin par un geste volontaire, dirigé de la main, ou touché par une crosse au-dessus de la barre transversale ?

Dans ces cas, le but peut être accordé ou refusé après visionnage. Des caméras placées au-dessus et à l'intérieur des cages servent à cela.

2. Qui regarde les images ?

Cela dépend de la compétition :

  • En NHL, la ligue nord-américaine, un centre vidéo installé à Toronto revoit tous les buts de tous les matchs, et peut intervenir de lui-même.
  • Dans les compétitions de la fédération internationale (IIHF), Jeux olympiques et Championnats du monde, un juge vidéo assiste les arbitres, qui viennent consulter les images au bord de la glace.
  • Dans les championnats nationaux, le dispositif varie selon les moyens des patinoires : nombre de caméras, présence d'un juge vidéo, situations révisables. La Ligue Magnus fixe ses propres modalités dans son règlement, qui peut évoluer d'une saison à l'autre.

3. La contestation de l'entraîneur

C'est la partie qui ressemble le plus à ce que l'on voit dans d'autres sports. Après un but, l'entraîneur peut demander une révision dans des cas précis :

  • un hors-jeu non sifflé lors de l'entrée en zone qui a précédé le but ;
  • une obstruction sur le gardien, gêné dans son demi-cercle ;
  • un arrêt de jeu manqué juste avant le but (palet touché de la main, palet sorti de la glace).

La contestation a un prix. Si les images donnent tort à l'entraîneur, son équipe écope d'une pénalité mineure pour retard de jeu. C'est ce qui évite les demandes à répétition : on ne conteste que lorsqu'on est sûr de soi.

4. Les pénalités les plus lourdes

Dans les grandes compétitions, les arbitres peuvent aussi revoir une pénalité majeure qu'ils viennent de siffler, pour la confirmer ou la ramener à une mineure. La vidéo ne sert pas à aller chercher une faute que personne n'a vue pendant le jeu : cela relève, après le match, de la commission de discipline.

5. Ce que la vidéo ne revoit pas

La très grande majorité des décisions reste entre les mains des quatre officiels présents sur la glace : pénalités mineures, dégagements interdits, mises en jeu, hors-jeu qui ne débouchent pas sur un but. Le hockey tient à son rythme, et la vidéo y est réservée aux décisions qui changent le score.

6. Ce que le public voit

Lors d'une révision, l'arbitre se rend au banc des officiels, met un casque ou consulte un écran, puis revient au centre de la glace annoncer sa décision d'un geste : le bras pointé vers le centre pour un but valable, les bras écartés pour un but refusé.

Pour comprendre les sanctions, voyez notre article sur les pénalités au hockey sur glace, et pour le championnat de France, celui sur le fonctionnement de la Ligue Magnus.

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