Plaquettes de natation : comment les choisir et les utiliser ?
Fixées aux mains, les plaquettes augmentent la surface d'appui dans l'eau. Elles renforcent les bras et corrigent le geste, à condition de choisir la bonne taille et de ménager ses épaules.
Les plaquettes sont des plaques de plastique rigide que l'on fixe sur la paume avec des élastiques. Elles agrandissent la main : chaque mouvement de bras déplace plus d'eau. On avance plus vite, et on force davantage.
1. À quoi servent-elles ?
- Renforcer les bras, les épaules et le dos : c'est de la musculation dans l'eau.
- Corriger le geste : une plaquette ne pardonne rien. Si la main entre mal dans l'eau ou que le coude s'effondre, elle tourne, glisse ou s'arrache. On sent tout de suite ce qui ne va pas.
- Sentir l'appui : la sensation de « tenir l'eau » est amplifiée, et on la retrouve ensuite mains nues.
2. Pour qui ?
Les plaquettes s'adressent aux nageurs qui ont déjà une technique correcte et qui nagent régulièrement. Pour un débutant, elles ajoutent de la charge sur un geste encore mal placé : c'est le meilleur moyen de se faire mal à l'épaule. Mieux vaut commencer par des plaquettes de doigts, ou attendre.
3. Quelle taille ?
C'est le critère essentiel. La règle : une plaquette à peine plus grande que la main, qui dépasse d'un centimètre environ sur le pourtour.
- Trop grande, elle surcharge l'épaule et ralentit le geste.
- Petite, elle travaille la technique et la fréquence.
- Les grandes plaquettes sont réservées aux nageurs entraînés, pour de courtes séries de force.
Les fabricants proposent des tailles S, M, L selon la longueur de la main. Dans le doute, prenez la plus petite.
4. Les différentes formes
- Les plaquettes de doigts : elles ne couvrent que les doigts. Peu de charge, beaucoup de sensations : idéales pour commencer et pour travailler l'entrée de la main dans l'eau.
- Les plaquettes plates classiques, de la taille de la paume : le modèle polyvalent.
- Les plaquettes ergonomiques, galbées pour suivre la forme de la main et percées de trous qui laissent passer un peu d'eau et gardent le contact.
- Les plaquettes techniques sans sangle au poignet, tenues par le majeur seul : elles se décrochent dès que le geste est faux.
5. Les régler
Deux élastiques : un pour le majeur, un pour le poignet. Ils doivent tenir la plaquette sans serrer. Beaucoup de nageurs retirent l'élastique du poignet pour s'obliger à garder la main bien à plat : si la plaquette se décolle, c'est que l'appui est mauvais.
Quel modèle choisir selon votre profil ?
Plaquettes de doigts
Elles ne couvrent que les doigts : peu de charge sur l'épaule, beaucoup de sensations.
- Travail technique
- Conviennent à tous
Plaquettes ergonomiques
Galbées et perforées, de la taille de la paume : le modèle à tout faire.
- Plusieurs tailles
- Élastiques réglables
Plaquettes techniques sans sangle de poignet
Tenues par un seul doigt, elles se décrochent quand l'appui est mauvais.
- Corrigent la prise d'appui
- Retour immédiat
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6. Les utiliser sans se blesser
- Jamais à froid : après l'échauffement seulement.
- À petite dose : 200 à 400 mètres par séance au début, en séries courtes.
- À allure maîtrisée : on cherche un geste ample et propre, pas un sprint.
- Au premier signe de douleur à l'épaule, on les retire. L'épaule est l'articulation fragile du nageur.
On les associe souvent au pull-buoy, pour un travail des bras seul. La combinaison est efficace, mais elle concentre tout l'effort sur les épaules : réservez-la aux nageurs entraînés.
7. Deux exercices
- Crawl en comptant ses mouvements par longueur, avec plaquettes, puis la longueur suivante sans : on cherche à garder le même nombre.
- Une plaquette seulement, d'un côté puis de l'autre : on sent immédiatement la différence entre ses deux bras.
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