Vélo de triathlon : vélo de route ou vélo de contre-la-montre ?
Faut-il un vélo spécial pour faire du triathlon ? Vélo de route, prolongateurs, vélo de contre-la-montre, règles selon les courses avec ou sans aspiration : comment choisir selon votre niveau et vos objectifs.
Le vélo représente la plus grande partie du temps de course en triathlon, et c'est aussi le poste de dépense le plus important. Bonne nouvelle : pour débuter, le vélo que vous possédez suffit sans doute.
1. Pour débuter : le vélo que vous avez
Sur les formats XS et S, un vélo de route, un VTT ou un vélo hybride sont acceptés, du moment qu'il est en bon état : freins efficaces, pneus bien gonflés, bouchons de cintre en place. L'arbitre le vérifie à l'entrée du parc à vélos. Le casque homologué est obligatoire, attaché pendant toute la partie vélo.
2. Le vélo de route : le choix polyvalent
Le vélo de route est le meilleur investissement pour progresser : léger, maniable, utilisable pour l'entraînement en groupe comme en course. Il est aussi le seul autorisé sur les courses avec aspiration (courses élites, championnats des clubs), où les prolongateurs sont limités ou interdits.
3. Les prolongateurs : la position aéro à petit prix
Des prolongateurs fixés sur le cintre permettent de rouler les avant-bras posés, le buste abaissé : une position plus aérodynamique, très utile sur les courses sans aspiration où l'on roule seul face au vent. Ils coûtent quelques dizaines d'euros, mais demandent de l'adaptation : la position est moins stable et il faut garder les mains près des freins dans les descentes et dans les virages.
4. Le vélo de contre-la-montre (ou « vélo de triathlon »)
Conçu pour l'effort solitaire, le vélo de contre-la-montre a une géométrie spécifique : selle avancée, cadre profilé, cintre aéro intégrant les prolongateurs, souvent des roues à jantes hautes. Il fait gagner du temps sur les longues distances (L à XXL) et ménage les muscles des cuisses pour la course à pied. Ses limites : il est moins maniable, moins confortable en montagne, interdit en peloton, et coûte cher (souvent plus de 2 500 €).
Quel modèle choisir selon votre profil ?
Prolongateurs de triathlon (aérobar)
Se fixent sur le cintre d'un vélo de route pour adopter une position aérodynamique sur les courses sans aspiration.
- Repose-avant-bras réglables
- Montage simple
Casque de vélo de route homologué
Obligatoire en triathlon et attaché pendant tout le vélo. Choisissez-le léger et bien ventilé.
- Norme EN 1078
- Réglage occipital
Porte-bidons arrière de selle
Libère le cadre et emporte deux bidons supplémentaires sur les longues distances.
- Deux bidons
- Fixation sur les rails de selle
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5. Le réglage, plus important que le vélo
Un vélo mal réglé fait mal au dos, aux genoux, et fait perdre plus de temps qu'un cadre bon marché. Avant d'investir, faites une étude posturale chez un spécialiste ou, au minimum, réglez la hauteur de selle et le recul avec les conseils de votre club. Pensez aussi à des pédales automatiques et à des chaussures de vélo : c'est l'une des améliorations les plus efficaces.
En résumé
- Débutant, formats courts : votre vélo actuel, révisé.
- Vous progressez : un vélo de route, éventuellement avec des prolongateurs.
- Objectif longue distance sans aspiration : le vélo de contre-la-montre devient intéressant.