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DVA : comment choisir et utiliser son détecteur de victimes d'avalanche ?

Le DVA émet un signal qui permet de vous retrouver sous la neige, et de retrouver les autres. Trois antennes, fonction de marquage, portée, piles, port de l'appareil, contrôle de groupe : ce qu'il faut savoir pour le choisir et s'en servir.

DVA : comment choisir et utiliser son détecteur de victimes d'avalanche ?
Photo : U.S. Air Force photo by Staff Sgt. Kelsey Owen / Wikimedia Commons, domaine public

Le DVA, pour détecteur de victimes d'avalanche, est un petit émetteur-récepteur radio. Porté sur soi et allumé, il émet en permanence ; basculé en recherche, il guide vers un autre appareil enseveli. Tous les DVA du monde fonctionnent sur la même fréquence, 457 kHz : ils sont compatibles entre eux, quelles que soient la marque et l'année.

Il ne sert à rien seul : il fait partie d'un trio avec la pelle et la sonde, et il n'a de valeur que si l'on sait s'en servir.

1. Trois antennes, sinon rien

Les appareils actuels sont numériques à trois antennes. Ils affichent une distance et une flèche de direction, et la troisième antenne supprime les fausses indications à proximité immédiate de la victime, là où les anciens modèles perdaient les débutants.

Un DVA analogique, ou à une ou deux antennes, doit être remplacé. N'achetez pas un appareil d'occasion dont vous ne connaissez ni l'âge ni l'histoire.

2. Les critères de choix

  • La simplicité : sous le stress, on ne lit pas une notice. Un bouton clair pour passer de l'émission à la recherche, un écran lisible avec des gants, peu de menus. Pour la plupart des pratiquants, c'est le premier critère.
  • La fonction de marquage : en cas d'ensevelissement multiple, elle permet de masquer le signal d'une victime localisée pour passer à la suivante. Elle équipe presque tous les modèles actuels.
  • La largeur de bande de recherche : c'est la largeur de terrain que l'appareil couvre de façon fiable, de 40 à 70 mètres selon les modèles. Plus elle est grande, plus la première phase de recherche est rapide.
  • Le retour automatique en émission : si une seconde avalanche surprend les sauveteurs, l'appareil repasse seul en émission après un temps d'immobilité.
  • Le contrôle de groupe : un mode dédié à la vérification des appareils au départ.
  • Les mises à jour du logiciel, proposées par le fabricant.

Les modèles « experts » ajoutent des fonctions avancées : mode analogique, réglages fins, gestion de nombreuses victimes. Ils s'adressent aux professionnels et aux pratiquants très entraînés.

3. Combien ça coûte ?

Comptez de 250 à 500 euros pour un appareil neuf à trois antennes. Les fabricants vendent aussi des packs DVA, pelle et sonde, souvent plus avantageux pour un premier équipement. Pour une sortie occasionnelle, la location en magasin de sport de montagne est une bonne solution.

4. Comment le porter ?

  • Dans son harnais, sur la première couche de vêtements, sous la veste : jamais par-dessus, où il serait arraché.
  • Ou dans une poche de pantalon zippée, attaché par sa dragonne à l'intérieur de la poche. Pas dans une poche plaquée ni dans la veste.
  • Jamais dans le sac : un sac s'arrache dans une avalanche.
  • Allumé au départ, éteint à l'arrivée : on le met en émission en quittant la voiture ou le refuge, et on ne l'éteint qu'une fois rentré.

5. Attention aux interférences

Les appareils électroniques et les objets métalliques perturbent le DVA. Les distances recommandées :

  • en émission : au moins 20 centimètres entre le DVA et le téléphone, la radio, la montre connectée, la caméra ou un objet métallique ;
  • en recherche : au moins 50 centimètres. On tient l'appareil à bout de bras, téléphone rangé dans le sac ou éteint.

Les gants et vestes chauffants, comme certaines commandes de sac airbag électrique, sont aussi concernés : consultez les notices.

6. Les piles

  • Utilisez le type de piles prescrit par le fabricant, le plus souvent des alcalines. Les piles rechargeables et au lithium ne sont admises que sur certains modèles : l'indication du niveau de charge serait fausse.
  • Changez-les en début de saison, et dès que l'appareil indique un niveau bas (en dessous de 40 à 50 % selon les fabricants).
  • Retirez-les au printemps pour le stockage : une pile qui coule détruit l'appareil.

7. Le contrôle de groupe, à chaque départ

Avant de partir, on vérifie que chaque appareil émet :

  • le responsable passe son DVA en mode contrôle de groupe ou en recherche ;
  • les autres défilent un par un devant lui, à quelques mètres d'intervalle, appareil en émission ;
  • il vérifie que chaque passage déclenche un signal ;
  • il repasse en émission, et un membre du groupe vérifie son appareil à son tour.

Cela prend une minute, et c'est le seul moyen de repérer un appareil éteint, en panne ou oublié.

Notre sélection

Quel modèle choisir selon votre profil ?

Indispensable

DVA numérique 3 antennes

Un appareil simple, avec fonction de marquage et contrôle de groupe : ce qu'il faut à la grande majorité des pratiquants.

  • Trois antennes
  • Marquage des victimes
Budget indicatif250 à 400 € Voir sur Amazon
Premier équipement

Pack DVA, pelle et sonde

Les trois éléments du trio de sécurité, vendus ensemble.

  • Équipement complet
  • Prix groupé
Budget indicatif350 à 550 € Voir sur Amazon
À chaque saison

Piles alcalines AAA (lot)

Des piles neuves en début d'hiver. Vérifiez le type exigé par la notice de votre appareil.

  • Type prescrit par les fabricants
  • À changer chaque automne
Budget indicatif5 à 12 € Voir sur Amazon

Liens d'affiliation Amazon : si vous achetez via ces liens, GuideSportif perçoit une commission, sans surcoût pour vous. Les prix sont des fourchettes constatées, susceptibles d'évoluer.

8. Entretien et durée de vie

  • Séchez-le après la sortie, hors de sa housse.
  • Protégez-le des chocs : après une chute sur l'appareil, faites-le contrôler.
  • Les fabricants recommandent un contrôle en atelier tous les trois à cinq ans, et indiquent une durée de vie pour chaque modèle.

9. Le DVA ne protège pas de l'avalanche

Il réduit le temps de recherche, rien de plus. Environ la moitié des personnes entièrement ensevelies ne survivent pas, DVA ou non. La vraie sécurité se joue avant : lecture du bulletin, choix de l'itinéraire, renoncement. Voyez notre article sur la sécurité et le risque d'avalanche, et entraînez-vous à la recherche de victime.

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