Vocabulaire du judo : les mots japonais à connaître
Hajime, matte, ippon, tori, uke, randori : au judo, tout se dit en japonais, sur tous les tatamis du monde. Le lexique pour comprendre un cours, suivre un combat et ne plus être perdu au bord du tapis.
Le judo est né au Japon en 1882, et il a gardé sa langue. Un judoka français, brésilien ou mongol entend les mêmes mots à l'entraînement et les mêmes annonces de l'arbitre. Quelques dizaines de termes suffisent pour tout suivre.
1. Les lieux et la tenue
- Dojo : la salle où l'on pratique. Littéralement, « le lieu où l'on étudie la voie ».
- Tatami : le tapis.
- Judogi : la tenue, souvent appelée à tort kimono. Voyez notre guide pour choisir son judogi.
- Obi : la ceinture.
- Zooris : les sandales que l'on porte hors du tapis.
2. Les personnes
- Judoka : celui ou celle qui pratique le judo.
- Sensei : le professeur.
- Tori : celui qui exécute la technique.
- Uke : celui qui la subit. Un bon uke sait chuter et aide son partenaire à progresser.
- Kyu et dan : les grades, avant et à partir de la ceinture noire. Voyez l'ordre des ceintures.
3. Le salut
- Rei : le salut.
- Ritsu-rei : le salut debout.
- Za-rei : le salut à genoux.
On salue en entrant sur le tatami, avant et après chaque exercice avec un partenaire. Voyez notre article sur le code moral et le salut.
4. Les mots de l'entraînement
- Ukemi : les chutes. C'est la première chose que l'on apprend. Voyez apprendre à chuter.
- Kumi-kata : la saisie du judogi adverse, à la manche et au revers.
- Uchi-komi : la répétition de l'entrée d'une technique, sans faire tomber.
- Nage-komi : la répétition avec projection.
- Randori : le combat d'entraînement, libre et sans arbitre, où l'on cherche à progresser plus qu'à gagner.
- Kata : un enchaînement codifié de techniques, présenté à deux. Il est demandé pour la ceinture noire.
- Shiai : le combat de compétition.
5. Les familles de techniques
- Tachi-waza : le travail debout.
- Ne-waza : le travail au sol.
- Nage-waza : les projections.
- Osae-komi-waza : les immobilisations.
- Shime-waza : les étranglements.
- Kansetsu-waza : les clés de bras.
Les noms des techniques décrivent le geste : o-soto-gari signifie « grand fauchage extérieur », ippon-seoi-nage « projection par l'épaule à un bras ».
6. Les annonces de l'arbitre
- Hajime : « commencez ». Le combat démarre ou reprend.
- Matte : « arrêtez ». Le chronomètre s'arrête, les combattants reviennent à leur place.
- Ippon : la victoire immédiate, sur une projection nette sur le dos, une immobilisation tenue vingt secondes ou un abandon.
- Waza-ari : un avantage important. Deux waza-ari valent ippon.
- Yuko : un petit avantage, revenu dans les règles en 2025. Les yuko ne s'additionnent pas.
- Osae-komi : l'immobilisation commence, le chronomètre se déclenche.
- Toketa : l'immobilisation est rompue.
- Shido : une pénalité légère, pour passivité ou saisie interdite par exemple.
- Hansoku-make : la disqualification, après trois shido ou pour une faute grave.
- Sore-made : « c'est terminé ». Fin du combat.
Le détail du déroulement d'un combat est dans notre article sur les règles du judo en compétition.
7. Compter jusqu'à dix
Dans beaucoup de clubs, on compte les exercices en japonais : ichi, ni, san, shi, go, roku, shichi, hachi, ku, ju.
8. Et le mot « judo » ?
Ju signifie souplesse, do la voie : le judo est « la voie de la souplesse ». L'idée de son fondateur, Jigoro Kano : utiliser la force de l'adversaire plutôt que s'y opposer.